Skip to main content

Depuis plusieurs mois, la circulation sur le rond-point pont de Chagoua, principal axe reliant les quartiers sud de N’Djamena (Walia, Gassi, Habena, Atrone, etc.) au centre-ville, est devenue un véritable cauchemar pour les usagers. En cause : l’élargissement du chantier de construction du deuxième pont sur le fleuve Chari, conduit par une entreprise chinoise.

Dans le but d’accélérer les travaux, l’entreprise a empiété davantage sur la chaussée existante, réduisant considérablement la fluidité du trafic. Cette décision, bien que motivée par un impératif d’avancement du chantier, a des conséquences majeures sur le quotidien de milliers de N’Djaménois.

Embouteillages monstres et tensions croissantes

À partir de 16 heures, la circulation devient quasiment impossible. Des embouteillages interminables s’étendent jiusqu’au pont à double voie , transformant la traversée du pont de Chagoua en un parcours du combattant. Klaxons incessants, moteurs étouffés par la chaleur, pendant de longues minutes… la tension monte vite entre motocyclistes et piétons. Il n’est pas rare d’assister à des altercations verbales, voire à des débuts d’échauffourées.

Des accidents en série

Au-delà des désagréments liés à la congestion, les conséquences sont parfois dramatiques. Des accidents ont enregistrés quelques fois impliquant notamment des motocyclistes et des piétons qui tentent de se frayer un passage entre les véhicules immobilisés. Ces accidents, parfois graves, soulèvent une inquiétude grandissante quant à la sécurité des usagers.

Des forces de l’ordre dépassées

Malgré la présence visible des forces de sécurité routière, la situation ne semble pas s’améliorer. Le manque d’alternatives, le non-respect du code de la route par certains conducteurs, ainsi que l’indiscipline générale compliquent la tâche des agents. Leur présence, bien que salutaire, ne suffit plus à réguler un flux de circulation devenu ingérable aux heures de pointe.

Un appel pressant aux autorités

Face à cette situation critique, les usagers appellent les autorités à prendre des mesures urgentes. Il est impératif d’étudier des voies de déviation, d’améliorer la signalisation temporaire et de renforcer la présence des forces de l’ordre aux points stratégiques. Sans quoi, le rond-point de Chagoua continuera de représenter un danger permanent pour les usagers, en particulier les plus vulnérables : piétons et motocyclistes.

Partager cet article sur: