Une nouvelle avancée majeure dans le processus de paix en République centrafricaine a été franchie ce mercredi avec la cérémonie officielle de désarmement des ex-combattants du groupe rebelle 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation). L’événement s’est tenu dans la commune de Koui, dans la préfecture de la Mambéré, à plus de 600 kilomètres au sud de la capitale, Bangui.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre des Armées, Issakha Malloua Djamouss, et du Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Gassim Chérif Mahamat. Tous deux ont salué la portée historique de ce geste, qui marque une rupture avec les années de violence et de tensions ayant secoué cette région du pays.

Le groupe 3R, dirigé par Oumar Abdel Kader, alias “Sembé Bobbo”, a officiellement remis ses armes, confirmant ainsi son engagement à respecter les termes de l’accord de paix signé récemment avec le gouvernement centrafricain. Cet accord, fruit d’une médiation conduite par le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, a permis d’ouvrir un dialogue constructif entre les autorités et plusieurs factions rebelles.
Ce moment symbolique intervient quelques jours seulement après le désarmement de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), menée par Ali Darassa, le 12 juillet dernier. Ensemble, ces actes témoignent d’un tournant majeur dans la mise en œuvre du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) dans le pays.
Les ex-combattants du groupe 3R seront désormais intégrés dans des programmes de réinsertion sociale et économique, soutenus par les partenaires internationaux. Cette démarche vise à offrir à ces anciens insurgés une alternative viable à la violence, en favorisant leur retour à la vie civile dans la dignité et la stabilité.

Le gouvernement centrafricain a réitéré sa volonté de poursuivre ses efforts pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Des appels ont été lancés à d’autres groupes armés encore actifs pour qu’ils rejoignent à leur tour le processus de paix.
Avec ce nouveau pas franchi à Koui, la Centrafrique poursuit son chemin vers une paix durable, portée par la volonté conjointe des autorités, des médiateurs régionaux, et surtout, des ex-combattants eux-mêmes, décidés à tourner définitivement la page des conflits.

