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Dans le cadre de sa politique de modernisation du secteur des transports et de protection de l’environnement, le Ministère des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale a officiellement lancé ce lundi une étude nationale d’évaluation du système de contrôle technique des véhicules. Cette initiative s’inscrit dans le Projet d’Amélioration du Corridor Rail-Route Douala-N’Djaména (PCDN), financé par la Banque mondiale.

La cérémonie de lancement, présidée par la Ministre FATIMA GOUKOUNI WEDDEYE, marque une étape cruciale vers la refonte en profondeur du contrôle technique automobile au Tchad, dans un contexte marqué par une croissance rapide du parc automobile, une hausse inquiétante des accidents de la route et des préoccupations environnementales majeures.

Un système obsolète à repenser de fond en comble

Le constat est alarmant : le système actuel de contrôle technique est jugé fragmentaire, peu rigoureux et souvent perçu comme une simple formalité sans véritable impact sur la sécurité routière. Ce manque d’efficacité mine les efforts du gouvernement en matière de sécurité publique et de lutte contre la pollution.

Afin d’y remédier, le Tchad a fait appel à un expert international, M. Abdelilah Khalifi, chargé de mener cette étude stratégique. Fort de son expérience, il a promis de proposer un système réaliste, progressif et ancré dans les réalités locales, tout en intégrant les innovations numériques pour garantir sa durabilité.

Une réforme structurante et inclusive

L’étude vise trois résultats principaux :

    Un diagnostic complet et objectif du système actuel, identifiant les obstacles juridiques, institutionnels, techniques et financiers ;

    Une proposition de réforme réaliste, incluant des spécifications techniques adaptées au contexte tchadien (centres fixes, bancs mobiles, solutions numériques) ;

    Un cahier des charges rigoureux pour encadrer l’intervention d’opérateurs privés agréés dans un cadre partenarial avec l’État.

La Ministre a souligné que cette réforme ne cherchera pas à copier des modèles étrangers, mais à développer un système sur mesure, fonctionnel, maîtrisable et pérenne, conçu par et pour les acteurs tchadiens.

Une volonté politique affirmée

À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme sa détermination à améliorer concrètement la sécurité des usagers de la route, à réduire l’impact environnemental du secteur des transports et à garantir un meilleur service public. Cette réforme du contrôle technique s’inscrit ainsi dans une vision plus large de modernisation et de professionnalisation du secteur, tournée vers une mobilité plus responsable et durable.

Le lancement de cette étude marque un tournant décisif dans la mise en œuvre de politiques de transport ambitieuses et innovantes au Tchad, avec un impact direct sur la qualité de vie des citoyens et la compétitivité économique du pays.

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