La capitale tchadienne a été fortement perturbée le jeudi 19 juin par une grève générale des conducteurs de transports en commun, notamment les conducteurs de mini-bus et de taxis. Ce mouvement de protestation, déclenché en réaction à la hausse jugée excessive du prix du carburant, a paralysé une grande partie de la mobilité urbaine et suscité de vives réactions parmi les usagers et l’opinion publique.
Face à la tension croissante, une rencontre a eu lieu entre le syndicat des transporteurs et une délégation du Ministère des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale. Cet échange, qualifié de « constructif » par les deux parties, a abouti à la suspension de la grève pour une durée de 30 jours, à compter du jeudi 19 juin. Initialement, le mouvement devait s’étendre sur 48 jours.
Cette décision, selon les représentants syndicaux, s’inscrit dans un esprit d’ouverture et de responsabilité, visant à favoriser la poursuite des discussions et l’examen en profondeur des revendications portées par les transporteurs, au premier rang desquelles figure la flambée des prix du carburant.
Le ministère, de son côté, a salué la décision du syndicat et a réaffirmé sa volonté de maintenir un dialogue ouvert avec tous les acteurs du secteur, en vue d’aboutir à des solutions durables et équilibrées, dans l’intérêt général de la population.
En attendant, les N’Djaménois peuvent à nouveau compter sur la reprise progressive du trafic urbain, dans l’espoir que les discussions à venir déboucheront sur des mesures concrètes pour soulager un secteur aussi vital que celui du transport public.

