Dans une démarche institutionnelle majeure, le Président du Sénat, Dr Haroun Kabadi, et le Président de l’Assemblée nationale, M. Ali Kolotou Tchaïmi, ont officiellement installé ce vendredi les membres du Comité mixte paritaire chargé de proposer un projet de Règlement intérieur du Congrès.
La cérémonie solennelle, organisée dans l’enceinte du Palais de la Démocratie, s’est tenue en présence de la Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement, responsable des relations avec les grandes institutions, ainsi que de nombreux députés et sénateurs. Cette initiative marque une avancée significative dans la mise en place d’un cadre réglementaire devant structurer le fonctionnement du parlement bicaméral.

Une mission à haute responsabilité
Composé de représentants des deux chambres — Sénat et Assemblée nationale —, le Comité mixte paritaire se voit confier trois grandes missions :
Recueillir toute documentation utile à l’élaboration du futur Règlement intérieur ;
Auditionner des personnalités clés, notamment des experts, parlementaires ou toute autre autorité susceptible d’enrichir les réflexions ;
Rédiger un rapport final, qui sera soumis à l’appréciation des présidents des deux institutions.
Cette installation intervient dans un contexte où le besoin d’harmonisation et de structuration du travail parlementaire en Congrès devient une nécessité impérieuse, alors que des réformes institutionnelles sont en cours de réflexion.
Vers un cadre parlementaire renforcé
En dotant le Congrès d’un règlement intérieur propre, les autorités visent à clarifier les modalités de collaboration entre les deux chambres et à définir les règles encadrant les sessions conjointes, les procédures de vote, ou encore les mécanismes de prise de décision.

À travers ce comité, le parlement bicaméral pose les bases d’un fonctionnement plus cohérent, efficace et respectueux des équilibres institutionnels.
La remise du rapport final dans les prochaines semaines ouvrira la voie à l’adoption du texte définitif, qui devra ensuite être validé en séance plénière conjointe. Une étape décisive pour la consolidation du processus démocratique et la modernisation de l’action législative dans le pays.

