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Le gouvernement du Tchad a annoncé, dans un communiqué officiel publié ce lundi 23 février 2026, la fermeture immédiate de sa frontière avec le Soudan, invoquant des raisons sécuritaires liées au conflit en cours chez son voisin.

Une décision motivée par des incursions répétées

Selon les autorités tchadiennes, cette mesure fait suite à « des incursions répétées et des violations commises par des forces en conflit au Soudan sur le territoire national ». Le gouvernement souligne que la décision vise à prévenir tout risque d’extension du conflit sur le sol tchadien. « Elle vise à protéger nos concitoyens et les populations réfugiées, à garantir la stabilité et l’intégrité territoriale de notre pays », précise le communiqué officiel.

Depuis le déclenchement des affrontements au Soudan, les régions frontalières tchadiennes font face à une pression sécuritaire et humanitaire croissante, avec l’afflux de milliers de réfugiés et la multiplication d’incidents armés à proximité de la frontière.

Fermeture stricte des points de passage

La mesure annoncée implique la fermeture stricte de tous les points de passage entre les deux pays « jusqu’à nouvel ordre ». Les déplacements transfrontaliers de biens et de personnes sont suspendus.

Toutefois, le gouvernement précise que des dérogations exceptionnelles pourront être accordées pour des motifs humanitaires. Ces autorisations seront délivrées par les autorités compétentes afin de permettre, notamment, la prise en charge des urgences et l’assistance aux populations vulnérables.

Mise en garde et appel au calme

Dans son communiqué, le Tchad affirme également se réserver « le droit de riposter contre toute agression de son territoire national conformément au droit international ».

Les autorités ont par ailleurs appelé les populations vivant dans les zones frontalières au calme et à la vigilance. « Le gouvernement invite les populations des zones touchées au calme, à faire preuve de vigilance et au respect de cette décision », conclut le texte.

Cette fermeture marque un tournant sécuritaire important dans les relations entre N’Djamena et Khartoum, sur fond d’instabilité persistante au Soudan et de préoccupations croissantes quant à la propagation du conflit dans la sous-région.

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